Garantie des séparateurs de graisse inox
Mis à jour le par l'équipe technique Séparateur Graisse
Tous nos séparateurs de graisse en inox 304L sont garantis 2 ans à compter de la date de réception. Elle couvre les défauts de fabrication dans des conditions normales d'utilisation et d'entretien. Cette dernière précision n'est pas une formule : elle signifie que votre procès-verbal de pose et votre registre d'entretien sont aussi, en pratique, vos pièces de garantie.
Une garantie se lit toujours en deux temps : ce qu'elle prend en charge, et ce qui reste de votre côté. Les deux sont également utiles à connaître, et le second l'est même davantage puisqu'il décrit ce sur quoi vous pouvez agir.
Ce que la garantie couvre
Elle porte sur ce qui relève de la fabrication de l'appareil, c'est-à-dire sur ce que vous ne pouviez ni prévoir ni prévenir.
- Un défaut d'étanchéité d'origine. Une soudure poreuse ou interrompue, un assemblage qui ne tient pas alors que le montage a été fait dans les règles.
- Un défaut de matériau. Une corrosion anormale, une amorce de fissure sans cause externe identifiable, un comportement du métal qui ne correspond pas à ce qui est attendu d'un inox 304L alimentaire.
- Un défaut de conformité aux caractéristiques annoncées. Un appareil dont les cotes ou la géométrie interne ne correspondent pas à la fiche technique.
- Un défaut de fabrication du couvercle ou de sa portée. Une portée de joint non plane à la livraison, qui empêche une fermeture hermétique dès le premier jour.
Le point commun de ces quatre situations est qu'elles existent avant que vous ne touchiez à l'appareil. Elles se détectent d'ailleurs souvent dès la réception, ce qui est une raison de plus de consacrer dix minutes au contrôle à la livraison plutôt que de déballer au moment de la pose.
Un dernier élément entre dans ce champ : la conformité de l'appareil livré à la commande passée. Un modèle qui ne correspond pas à ce qui a été commandé se signale à la réception, avant toute pose, et se traite immédiatement plutôt que par la voie de la garantie.
Ce qu'elle ne couvre pas
| Situation | Origine | Ce qui s'applique |
|---|---|---|
| Joint de couvercle durci | Usure normale d'une pièce d'usure | Remplacement en entretien courant |
| Parois durablement encrassées | Vidanges trop espacées | Remise en état par curage complet |
| Appareil saturé en permanence | Sous-dimensionnement ou entretien insuffisant | Recalcul du volume ou resserrement du rythme |
| Fuite au raccordement | Pose, contrainte sur la canalisation | Reprise par l'installateur |
| Niveau perdu, appareil penché | Assise instable ou pose non calée | Reprise de l'assise |
| Graisses en aval | Débit dépassé ou raccordement partiel | Diagnostic de dimensionnement ou de circuit |
| Dommage constaté à la livraison | Transport | Réserves écrites sur le bordereau |
Trois lignes de ce tableau méritent un commentaire.
Le joint de couvercle. Il travaille dans des conditions sévères : rejets chauds plusieurs fois par jour, contact permanent avec les graisses, exposition aux détergents, compression et décompression à chaque ouverture. Son durcissement est un phénomène d'usure, pas une défaillance. Il se contrôle à chaque vidange, en quelques secondes, et se remplace comme n'importe quelle pièce d'usure.
La dernière ligne. Un dommage de transport ne relève pas de la garantie mais des réserves formulées au moment de la livraison, par écrit et de façon précise sur le document du transporteur. Une signature sans mention ferme cette voie. Le détail figure dans livraison d'un séparateur de graisse.
L'avant-dernière. Des graisses constatées en aval ne signalent pas un appareil défectueux mais un appareil dépassé ou contourné. Le diagnostic porte alors sur le dimensionnement et sur le circuit de raccordement, pas sur la fabrication.
Reste une catégorie intermédiaire qui mérite d'être nommée, parce qu'elle donne lieu à la plupart des discussions : les défauts qui apparaissent après plusieurs mois sans cause évidente. Une odeur qui s'installe, un écoulement qui ralentit, un joint qui ne comprime plus. Aucun de ces trois n'est un défaut de fabrication en soi, et tous ont une explication d'exploitation ou de pose bien plus probable. Le diagnostic passe donc par l'élimination, dans un ordre précis : vérifier le joint et son remplacement, vérifier le rythme de vidange au registre, vérifier le niveau et la pente, vérifier le circuit de raccordement. Ce n'est qu'après ces quatre contrôles qu'une hypothèse de fabrication devient plausible.
Pourquoi votre dossier est aussi votre garantie
C'est le point qui déroute et qui mérite d'être expliqué, parce qu'il change la façon dont on conserve ses papiers.
Une garantie sur des défauts de fabrication suppose de pouvoir distinguer ce qui vient du produit de ce qui vient de son usage. Cette distinction ne se fait pas à l'oeil sur un appareil en service depuis des mois : elle se fait sur pièces.
La facture établit la date de réception, donc le point de départ des deux ans, et identifie le modèle exact. Sans elle, ni la période ni la référence ne sont établies.
Le procès-verbal de pose atteste que l'installation respecte le sens de circulation, la mise à niveau, la pente d'évacuation et l'étanchéité des raccords. Il écarte donc d'emblée l'hypothèse d'une pose défectueuse, qui est la première explication alternative d'un dysfonctionnement.
Le registre d'entretien montre que l'appareil a été vidangé à un rythme régulier et nettoyé correctement. Il écarte l'hypothèse d'une dégradation par défaut d'exploitation. Un registre tenu depuis la mise en service est ce qui transforme une discussion en constat.
Autrement dit, les mêmes trois pièces qui vous servent en contrôle vous servent en garantie, pour des raisons différentes mais avec la même logique : elles établissent ce qui a été fait, et donc ce qui ne peut pas expliquer le problème. La composition complète du dossier figure dans les documents de conformité.
Une remarque enfin sur la conservation. Ces trois pièces doivent rester disponibles pendant toute la durée de garantie au minimum, et en pratique bien au-delà, puisqu'elles servent aussi en contrôle et lors d'une cession. Une copie photographiée dans un dossier partagé double la sécurité sans effort.
Faire jouer la garantie, en pratique
- Ne rien déposer et ne rien réparer. Un appareil démonté ou une réparation engagée avant diagnostic complique l'analyse et peut la rendre impossible. Laissez la situation en l'état.
- Documenter par des photographies. Vue d'ensemble de l'installation, détail du défaut constaté, marquage de l'appareil. Ces images permettent un premier diagnostic à distance, qui suffit souvent.
- Nous contacter en décrivant les faits. Quand le problème est apparu, dans quelles circonstances, ce qui a changé récemment dans l'exploitation. Depuis la page contact ou au 01 84 80 50 34.
- Réunir les trois pièces. Facture, procès-verbal de pose, registre d'entretien. Les avoir sous la main accélère considérablement le traitement.
- Suivre les instructions communiquées. Selon le diagnostic, la suite peut être un échange, une intervention ou une simple correction d'exploitation.
Le premier point est le plus important. Beaucoup de situations présentées comme des défauts de fabrication se révèlent être des défauts de pose ou des conséquences d'un entretien insuffisant, et l'inverse existe aussi. Un diagnostic fait avant toute intervention permet de trancher ; un diagnostic fait après démontage ne le permet plus.
Ces cinq étapes suivent une logique simple : établir les faits avant de qualifier le problème. Un dossier présenté avec des photographies, une description factuelle et les trois pièces se traite en quelques échanges ; le même dossier présenté sans élément demande des allers-retours qui retardent la solution pour tout le monde.
Distinguer les trois causes possibles d'un dysfonctionnement
Quand un séparateur de graisse se comporte mal, trois explications sont sur la table et une seule relève de la garantie. Les départager rapidement évite de perdre du temps sur la mauvaise piste.
| Symptôme | Piste fabrication | Piste pose | Piste exploitation |
|---|---|---|---|
| Fuite au raccordement | Rare | Contrainte ou collier | Non |
| Fuite sur la cuve | Soudure à examiner | Choc à la pose | Non |
| Odeur persistante | Portée de joint non plane | Couvercle mal reposé | Joint durci, vidange espacée |
| Graisses en aval | Non | Sens inversé, hors niveau | Saturation, volume trop juste |
| Écoulement ralenti | Non | Contre-pente, réduction | Appareil saturé |
| Appareil qui penche | Non | Calage initial | Assise qui a bougé |
La lecture de ce tableau montre une chose : sur six symptômes courants, un seul oriente franchement vers la fabrication, et deux n'y renvoient jamais. C'est cohérent avec ce qu'on observe, et cela explique pourquoi le premier réflexe doit être le diagnostic plutôt que la réclamation.
La méthode est la même dans tous les cas : contrôler le niveau et le sens de circulation, faire un essai en charge, vérifier l'absence de rétention en aval, ouvrir et regarder l'état intérieur, contrôler le joint. Ces cinq gestes prennent dix minutes et orientent presque toujours vers la bonne colonne. Le détail figure dans les erreurs d'installation à éviter.
Ce qui prolonge réellement la vie d'un appareil
La garantie couvre deux ans. Ce qui décide de la durée pendant laquelle l'appareil reste conforme à ce qu'il était le premier jour, c'est l'exploitation, et cela relève entièrement de vous.
Le rythme de vidange. Un appareil vidangé régulièrement conserve son volume utile, donc son temps de séjour, donc son débit admissible réel. Un appareil laissé saturé travaille en permanence hors de ses conditions de fonctionnement. La méthode pour fixer l'intervalle figure dans la fréquence d'entretien recommandée.
Le nettoyage des parois. Les résidus laissés en place durcissent et demandent, à chaque passage, une action mécanique plus appuyée. C'est ce cercle qui use une cuve, bien plus que le temps.
Le remplacement du joint. Une pièce d'usure changée avant qu'elle ne cède préserve l'étanchéité et la portée du couvercle. Un joint laissé jusqu'à la rupture finit par déformer la portée elle-même, ce qui est autrement plus ennuyeux.
Le contrôle des raccords. Un collier resserré à temps évite qu'un suintement ne devienne une fuite, et évite surtout la contrainte permanente sur la canalisation.
Le respect de ce qui entre. Aucune huile de friture versée dans l'appareil, un raclage à sec systématique avant plonge, un dosage raisonnable des détergents. C'est le levier gratuit qui allège tous les autres.
L'inox 304L a été retenu précisément parce qu'il encaisse ces contraintes sans se déformer ni marquer. Encore faut-il ne pas lui demander l'impossible. Un doute sur un appareil qui se comporte mal ? Décrivez-nous la situation au 01 84 80 50 34.
Questions fréquentes
Quelle est la durée de garantie ?
Deux ans à compter de la date de réception, sur l'ensemble des séparateurs de graisse en inox 304L du catalogue. Elle couvre les défauts de fabrication dans des conditions normales d'utilisation et d'entretien, ce qui suppose une pose conforme et un entretien régulier et tracé.
Que couvre exactement la garantie ?
Les défauts de fabrication : soudure défectueuse, défaut d'étanchéité d'origine, défaut de conformité de l'appareil aux caractéristiques annoncées sur sa fiche technique. Elle ne couvre ni l'usure normale des pièces d'usure, ni les conséquences d'une pose incorrecte, ni celles d'un défaut d'entretien.
Le joint de couvercle est-il garanti ?
C'est une pièce d'usure, soumise à la chaleur, aux graisses et aux détergents à chaque service. Son durcissement progressif relève de l'entretien courant et de son remplacement périodique, pas de la garantie, au même titre qu'un joint de robinet en plomberie.
Quelles pièces fournir pour faire jouer la garantie ?
La facture, qui établit la date de réception et identifie le modèle, le procès-verbal de pose, qui montre que l'installation a été faite dans les règles, et le registre d'entretien, qui montre que l'appareil a été exploité normalement. Ces trois pièces suffisent dans la plupart des cas.
Un défaut d'entretien annule-t-il la garantie ?
Il en exclut les conséquences. Un appareil saturé faute de vidanges, dont les parois se sont encrassées durablement, présente une dégradation qui découle de l'exploitation et non de la fabrication. C'est précisément ce que le registre d'entretien permet de distinguer.
Que faire en cas de problème sur un appareil installé ?
Nous décrire la situation avec des photographies, sans déposer l'appareil ni engager de réparation avant diagnostic. Un premier examen à distance suffit souvent à orienter : défaut de fabrication, défaut de pose ou conséquence d'un entretien insuffisant appellent trois réponses entièrement différentes.





























