Quelle capacité de séparateur de graisse pour mon établissement ?

Mis à jour le par l'équipe technique Séparateur Graisse

La capacité d'un séparateur de graisse se détermine sur le débit de pointe des eaux grasses, jamais sur la surface de la cuisine. Quatre données entrent dans le calcul : les couverts servis, le volume d'eau par repas propre à l'activité, la durée pendant laquelle les rejets arrivent et les appareils raccordés. Un établissement de 40 à 60 couverts par jour vise le 60 L à 459 euros HT, un établissement de 90 à 130 couverts le 100 L à 639 euros HT.

Pourquoi le débit de pointe, et pas le volume journalier

Un séparateur de graisse ne stocke pas, il ralentit. L'eau chargée entre, sa vitesse chute dans le volume utile, les graisses remontent par différence de densité et l'eau clarifiée ressort sous la couche flottante. Tout se joue sur une durée : le temps que met l'eau à traverser l'appareil doit rester supérieur au temps que mettent les graisses à atteindre la surface.

Cette mécanique explique pourquoi le total journalier ne dit rien d'utile. Deux cuisines qui rejettent le même volume d'eau sur une journée n'ont pas le même besoin si l'une l'étale sur douze heures et l'autre le concentre sur deux coups de feu. Dans le second cas, le débit instantané est bien plus élevé, le temps de séjour s'effondre au moment précis où la charge grasse est maximale, et un appareil dimensionné sur la moyenne laisse passer.

C'est aussi ce qui rend la surface de la cuisine inutilisable comme critère. Elle ne dit rien de ce qui part à la plonge. Un local exigu avec deux friteuses en service continu produit un débit de pointe supérieur à un grand espace travaillant en cuisson vapeur avec de la vaisselle peu grasse. Le même raisonnement écarte le nombre de places assises : une salle qui tourne trois fois dans le service ne se compare pas à une salle de même taille qui ne tourne qu'une fois.

Les quatre données qui déterminent le volume

La méthode normative appliquée par notre calculateur combine quatre entrées. Les connaître permet de comprendre son propre résultat, et surtout de savoir ce qui le fera bouger.

Le nombre de couverts servis. En pointe, pas en moyenne annuelle. Un établissement saisonnier se dimensionne sur sa haute saison, faute de quoi il sera non conforme précisément quand il travaille le plus.

Le volume d'eau par repas. Il dépend entièrement de l'activité. Le calcul retient 10 litres en cantine ou self, 25 litres en fast-food, snack et food-truck, 35 litres en boulangerie et pâtisserie, 50 litres en restaurant et brasserie, 60 litres chez un traiteur ou une cuisine centrale, 100 litres en hôtel avec room service. Entre une cantine et un hôtel, le rapport est de un à dix pour un nombre de repas identique.

La durée de service. Le calcul retient 6 heures pour un service unique, 10 heures pour midi et soir, 14 heures en journée continue et 20 heures en ouverture permanente. Plus la durée est courte, plus le même volume total se comprime en un débit de pointe élevé.

Les postes raccordés et les produits employés. Chaque lave-vaisselle professionnel raccordé au même départ ajoute son propre débit, et l'usage régulier de détergents majore le calcul d'un tiers, ces produits retardant la remontée des graisses en surface. Ces deux éléments suffisent fréquemment à imposer le volume supérieur à couverts constants.

Un mot sur la façon de compter les couverts, parce que c'est la donnée que chacun croit connaître et que beaucoup estiment de travers. Le chiffre à retenir est celui des repas effectivement servis sur la journée la plus chargée d'une semaine ordinaire, hors événement exceptionnel. Ni la capacité théorique de la salle, ni la moyenne lissée sur l'année, ni le nombre de tickets qui inclurait des consommations sans vaisselle. En cas d'hésitation, prenez le chiffre haut : une surestimation modérée conduit au pire à un appareil confortable, une sous-estimation conduit à un appareil en défaut.

La grille des sept volumes

La lecture correcte se fait par le débit maximal admissible, qui doit rester supérieur au débit de pointe calculé. La colonne des couverts est la traduction de cette règle pour un profil de restauration courant.

VolumeDébit maximalCouverts par jourPrix HTProfil courant
30 L60 L/h15 à 25295 €Food-truck, snack
40 L80 L/h25 à 40345 €Sandwicherie, petite brasserie
60 L120 L/h40 à 60459 €Restaurant de quartier
70 L140 L/h60 à 90499 €Pizzeria, restaurant à volume
100 L200 L/h90 à 130639 €Restaurant traditionnel
120 L240 L/h140 à 220799 €Gros débit, double service
200 L400 L/h250 à 5001 049 €Collectivité, traiteur

Prix hors taxes, livraison offerte à partir de 250 euros HT en France métropolitaine, garantie 2 ans, inox 304L alimentaire conforme NF EN 1825. Les modèles jusqu'au 100 L s'installent sous plonge, les 120 et 200 L se posent au sol.

Le tableau se lit donc de droite à gauche pour vérifier, et de gauche à droite pour comprendre. On part du calcul, on cherche la première ligne dont le débit maximal reste supérieur au débit obtenu, et on regarde ensuite si la plage de couverts correspondante est cohérente avec l'activité déclarée. Un écart entre les deux lectures signale presque toujours qu'un poste a été oublié dans le calcul.

Pourquoi prendre la marge plutôt que le strict nécessaire

Quand l'activité tombe à la borne entre deux plages, la question se pose systématiquement. La réponse est constante : retenez le volume supérieur, et pour quatre raisons qui n'ont rien à voir avec la vente.

L'erreur inverse existe, mais elle est bien moins coûteuse : un appareil surdimensionné fonctionne parfaitement, il occupe simplement plus de place et coûte un peu plus cher à l'achat. Un appareil sous-dimensionné, lui, est non conforme en fonctionnement, avec les conséquences décrites dans contrôles et risques.

Les situations où le calcul standard ne suffit pas

La méthode couvre la grande majorité des établissements. Cinq configurations demandent un raisonnement supplémentaire, et il vaut mieux le conduire avant la commande.

L'activité saisonnière. Un établissement de bord de mer ou de station sert sur quelques mois ce qu'un autre étale sur l'année. Le dimensionnement se fait sur la haute saison, sans hésitation. Un appareil calé sur la moyenne annuelle est en défaut pendant toute la période où l'établissement travaille réellement, et il sature en quelques jours dès l'ouverture de saison.

L'activité mixte. Une boulangerie avec un espace de restauration, un traiteur avec vente à emporter, un hôtel avec restaurant ouvert à l'extérieur : deux profils de rejet coexistent, avec des volumes d'eau par repas et des durées de service différents. Le calcul se conduit sur le profil dominant, puis se vérifie sur le second. En cas d'écart important entre les deux résultats, retenez le plus élevé.

Les cuisines multiples raccordées. Deux zones de production sur un même départ additionnent leurs débits de pointe, et ces pointes ne se compensent pas si elles sont simultanées. La configuration se traite au cas par cas plutôt qu'en additionnant deux résultats de calculateur.

L'événementiel et les banquets. Un établissement qui sert habituellement quatre-vingts couverts mais reçoit ponctuellement le double doit décider s'il dimensionne sur l'exception. La réponse dépend de la fréquence : si l'événement est régulier, il fait partie du régime normal et entre dans le calcul. S'il reste rare, une vidange supplémentaire après l'événement suffit, à condition qu'elle soit réellement faite.

La croissance anticipée. Une ouverture qui prévoit de monter en régime, une terrasse en projet, un second service envisagé : le volume se choisit sur l'activité cible plutôt que sur celle du premier mois. Le surcoût entre deux volumes voisins est sans commune mesure avec le coût d'un remplacement anticipé et d'une seconde pose.

Vérifier avant de commander, et justifier après

Le volume n'est pas le seul paramètre à arrêter. Trois vérifications complètent le calcul et évitent une pose interrompue.

L'encombrement réel. Comparez les dimensions hors tout du modèle retenu à la place disponible, pieds de plonge et montants de meuble compris. Les cotes figurent sur chaque fiche produit.

La hauteur de fil d'eau. C'est elle qui décide si l'écoulement gravitaire est possible sans reprendre l'évacuation existante. Le détail par modèle figure dans installer un séparateur de graisse en sept étapes.

Le dégagement de curage. Un appareil qui rentre au millimètre mais qu'on ne peut plus ouvrir ne sera pas entretenu, donc saturera, donc deviendra non conforme. Le dégagement fait partie du choix de l'emplacement, pas des options.

Une fois le volume arrêté, conservez la trace du calcul. Une note d'une demi-page suffit : activité déclarée, couverts en pointe, nombre de services, postes raccordés, hypothèses retenues, débit obtenu et modèle choisi avec son débit admissible, le tout daté. Le détail affiché par le calculateur sous la ligne « détail du calcul NF EN 1825-2 » fait office de note sans travail supplémentaire. C'est la pièce que réclame un service d'assainissement lorsqu'il demande non pas quel volume vous avez, mais pourquoi celui-là. Un doute sur une configuration particulière ? Notre équipe technique tranche au 01 84 80 50 34.

Obtenir votre volume. Le calculateur NF EN 1825 applique la méthode en six questions et affiche le détail du calcul. Les sept volumes sont dans le catalogue inox 304L.

Questions fréquentes

Comment choisir la capacité d'un séparateur de graisse ?

Sur le débit de pointe des eaux grasses, pas sur la surface de la cuisine. Quatre données entrent dans le calcul : le nombre de couverts servis, le volume d'eau par repas propre à l'activité, la durée pendant laquelle les rejets arrivent et les appareils raccordés au même départ.

Quel séparateur pour un restaurant de 50 couverts par jour ?

La plage 40 à 60 couverts par jour correspond au séparateur 60 L, à 459 euros HT, avec un débit maximal de 120 L/h. Un lave-vaisselle professionnel raccordé ou un usage régulier de détergents peuvent toutefois faire basculer vers le volume supérieur à nombre de couverts identique.

Faut-il compter en couverts servis ou en places assises ?

En couverts réellement servis sur la journée, en pointe et non en moyenne. Les places assises ne disent rien du volume d'eau qui part à la plonge : une salle qui tourne trois fois génère trois fois plus de rejets qu'une salle de même taille qui ne tourne qu'une fois.

Que faire si mon activité est entre deux plages ?

Retenez le volume supérieur. La marge absorbe les pics de fréquentation, espace les vidanges et laisse une réserve si l'activité progresse. Un appareil trop juste sature entre deux passages et laisse repartir les graisses au réseau, ce qui le rend non conforme en fonctionnement.

La surface de la cuisine entre-t-elle dans le calcul ?

Non, à aucun moment. Ce qui compte est le volume d'eau grasse produit et la vitesse à laquelle il arrive. Une petite cuisine avec deux friteuses en continu génère un débit de pointe supérieur à un grand local travaillant en cuisson vapeur, à nombre de couverts comparable.

Faut-il refaire le calcul quand l'activité change ?

Oui, à chaque évolution notable : passage à un second service, ajout d'un appareil raccordé, ouverture d'une terrasse, changement de carte. Le volume installé peut devenir insuffisant sans qu'aucune pièce n'ait bougé. Conservez chaque calcul daté dans le dossier de conformité.

Livraison offerte dès 250 € HT en France métropolitaine
Livraison offerteDès 250 € HT
Garantie 2 ans sur les séparateurs de graisse inox
Garantie 2 ansEngagement tranquillité
Séparateurs de graisse inox en précommande, expédiés à partir du 20 septembre 2026
Précommande ouverteExpédiée dès le 20 septembre
Séparateur de graisse conforme à la norme NF EN 1825
Conforme NF EN 1825Norme professionnelle

Déjà plus de 500 professionnels équipés en France

Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Client
Expert technique

Besoin d'un séparateur de graisse ? Parlons-en dès aujourd'hui.

Mise aux normes, création ou remplacement : nos experts valident votre solution sur mesure.

Ajouté au panier